Le stress et ses conséquences sur le cerveau

Dès que le stress est là, les circuits qui nous permettent de penser, d’apprendre, de réfléchir, de mémoriser sont perturbés, voire inhibés. Penser clairement n’est plus possible !

Les ambiances stressantes diminuent les capacités cognitives – les ambiances de compétition et de comparaison également.

Le stress

  • freine la maturation du cerveau (diminue la substance blanche et grise)

  • rend impossible l’écoute ce qui perturbe la mémoire et l’apprentissage : résultats désastreux sur l’attention, la concentration et la mémorisation

  • provoque des réactions de peur, de colère, d’anxiété, de violence incontrôlée et des difficultés à réguler les émotions

  • bloque la sécrétion d’ocytocine et de dopamine (hormones de l’amour et de la motivation)

  • le cerveau est envahi par de l’adrénaline, de la noradrénaline et du cortisol : le cortisol altère les neurones et agit lentement, il peut rester en quantité importante dans le cerveau des jours, voire des semaines

Conséquences du stress

  • diminution du QI, de la mémoire globale, de la mémoire de travail, de l’attention

  • augmentation de l’impulsivité

  • augmentation de la difficulté à réguler ses émotions

Le stress entraîne

  • de l’angoisse

  • de la colère

  • des troubles du comportement

  • des difficultés cognitives

  • une perte de confiance

Michael Meaney, chercheur canadien

Michael Meaney a montré que le stress modifie l’expression de certains gènes et influe sur notre façon d’être, nos réactions et nos facultés intellectuelles en agissant sur les neurones de l’hippocampe, petite structure cérébrale dévolue à la mémoire et à l’apprentissage. Prendre soin, réconforter, consoler, câliner toutes ces attitudes ont un impact très positif sur cette partie du cerveau. A chaque fois que l’on se comporte ainsi on aide l’enfant à développer sa faculté de mémoriser et d’apprendre, ainsi qu’à développer ses facultés affectives.

Lorsque les enseignants utilisent leur chaleur, leur empathie et leur regard positif, ils désactivent l’amygdale et créent un état d’esprit propice à l’apprentissage.